16 janvier 2025
Morandi et Giacometti ne se sont jamais rencontrés. C’est chose faite à l’institut Giacometti de Paris où les œuvres des deux artistes dialoguent sur les cimaises de l’institut, installé dans le très élégant hôtel particulier art nouveau de Paul Follot (1877-1941). On pourrait d’ailleurs parler de conversation à trois tant le dépouillement intérieur de bois et de blanc résonne avec le silence immobile des œuvres.
Pour Morandi comme pour Giacometti, la peinture est forme ouverte. Le premier crée une unité par absence de limites, le second ne ferme pas son trait dans un perpétuel survol de la forme. Tout deux par des procédés différents ramènent à l’objet ; tous deux à leur manière interrogent la vérité en peinture. On sait la filiation par nature entre Giotto, Cézanne et ces deux peintres. On pourrait ajouter à cette généalogie le silence “assourdissant” des nature mortes de Chardin.
Dans le catalogue de l’exposition intitulé “Moments immobiles” un autre peintre s’invite au même atelier (p.25). Philip Guston évoque Piero della Francesca :
“Il est comme un visiteur de la terre reflétant les écarts, la gravité et la place des formes essentielles”
Tout comme Morandi et Giacometti.
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